V
Et puis, il y a toi. Depuis que tu es entré dans ma vie, il ne se passe plus un jour sans que tu sois au centre de mes pensées. De jour comme de nuit, tu m'obsèdes.
Les gens autour de moi me disent que c'est du passé et qu'il faut laisser ça derrière moi. J'ai beau me repétter qu'il faut t'oublier, je n'y arrive pas. Je ne peux pas et je ne veux pas. C'est au-dessus de mes forces.
Alors je t'imagine. J'imagine ta peau sentir le beurre de Karité, tes cheveux légèrement bouclés, ta bouche parfaitement dessinée et tes yeux rieurs. Je divague sur notre vie à deux : nos jeux, nos joies, nos rires, nos différends, nos sujets de discorde, nos douleurs, nos pleurs, nos réconciliations, nos lassitudes, nos coups de blues, nos ambitions, nos projets, nos voyages, nos incompréhensions, nos déceptions, nos séparations, nos frustrations, nos complicités, nos jalousies, nos retrouvailles et nos satisfactions.
Le soir, je me retourne du coté de la fenêtre. Je blottis mon oreiller contre moi. Entre tes bras, je serre ton corps. Où que tu sois, je suis maintenant près de toi. Je ferme les yeux en espérant ne jamais les réouvrir. Bientôt trois automnes et quatre étés que j'attends.
Suite mardi prochain.
(Dernière partie)