Mon premier est du Nutella.
Mon premier est du Nutella.
Mon second est dubitatif.
Mon tout est une bretonne effarouchée.
C’est l’histoire d’une fine bouche qui s’imaginait devenir pâtissière ou bien encore chocolatière. Du chocolat noir, du chocolat au lait et du chocolat bl…. Mais je saiiis, c’est pas du vrai chocolat ! Ne te mets pas dans des états pareils, tu me fais peur. Du cacao peut-être, mais pas n’importe lequel ! A titre d’exemple : je vous déconseille de lui proposer de la vulgaire pâte à tartiner pour son goûter. (Non, notre tatillonne culinaire n’a pas sept ans. C’est affolant à quel point votre sens de déduction peut être réduit.) Vous risquez de vous faire assommer verbalement. Je vous assure que vous le ferez une fois mais pas deux.
Bon, en réalité, les aléas hospitaliers l'ont amarré à une toute autre escale. C’est juste une minuscule parenthèse dans sa vie ; presque le temps d’une cigarette ; à supporter une flopé de grognasses que cette pauvre terre s’efforce de porter.
Avant d’être prise dans leurs filets, elle achètera un bateau. On se rejoindra sur le port de Saint-Malo ; on agitera nos mouchoirs en guise de salut, le cœur gros. Il naviguera dignement sur toutes les mers et les océans. Elle voyagera en solitaire, se contentera d’amertume et d’eau fraîche. Dans une autre vie, le doux chant des sirènes ne l’aurait jamais attiré. N’ayez crainte, son bateau ne se serait pas échoué contre les assaillants rochers. Même les tendres louanges, chargées de testostérone, susurrées à l’oreille l’indiffèrent. Aucun homme n’est revenu indemne de ce redoutable périple. Sauf un. Franck. Non pas Franck Ribery. Franck Cammas ! « Et sinon l’actualité de la navigation maritime ça vous intéresse ou bien il y a que le foot qui vous préoccupe dans la vie ? », qu’elle aurait dit Rélili. (C’est son nom de scène pour animer « Sucre d’ange sur liqueur dégoulinante ».)
Outre être la reine de la récup' en tout genre : rubans, lacets, carton, boîtes,... Elle aime s'embarquer parfois dans des grands sujets anthropologiques. Où la seule issue possible est la détonation dans le placard. (Ça ne réveille pas les voisins et ça a le mérite d’épargner le papier peint jauni.) Et puis de temps en temps, elle monte sur ses grands chevaux, relève le défi de défendre l’indéfendable et se met à aimer tous ce que les gens détestent. C’est son esprit de contradiction qui fait des siennes. Profitez-en pour lui parler des réseaux sociaux (et de la qualifier de rétrograde), histoire de pimenter la discussion. Effet ga-ran-ti !
Si vous voulez approchés le « phénomène » de plus près, une légende urbaine dit qu’elle se trouve certains vendredis soirs sur l’avenue Foch autour d’un McFlurry ou quelque part dans la rue Saint-Laud verre de vin à la main. Si on en croit le bouche à oreille, elle serait accompagnée d’une mégère aigrie.
A vos risques et périls… ce n’est pas faute de vous avoir prévenu.
Je ne vous ai rien dit et nous ne nous sommes jamais parlés.
Veuillez croire…moi pas.