Le spleen de fin de vacances
Je ne sais pas pourquoi je me suis décidée à mettre ce titre. Je déteste l'utilisation détournée du sens initial du mot "spleen". Un paradoxe contre une vulgarisation, ça se vaut. Très franchement !
Un petit plaisir bourgeois qui prend tout son sens quand vous rédigez ces quelques lignes depuis votre fauteuil en prem's (un vilain malentendu) entouré de jeunes cadres désenchantés, de vieux à mocassins "ne supportant pas se déplacer autre qu'en train" et de cette mégère décolorée qui vous sert de voisine (et qui ne peut s'empêcher de jeter quelques regards furtifs vers cette direction : oui oui, je parle bien de vous) (une lectrice de Ici Paris, j'en suis toute chamboulée).
Allez, après tout c'est pas SI mal cette reprise : enfiler cette tenue qui me rend asexuée comme je l'ai toujours rêvé, récupérer mon sourire de stage la où je l'avais laissé (entre deux sourires niais), continuer des apprentissages qui ne me serviront jamais, m'endormir quand mon moment favori de la journée commence et donc de me lever quand j'aimerai la terminer, faire semblant de m'intéresser à la vie de mes futurs collègues provisoires, rester figée quand je voudrai m'évanouir, me plier quand il faudrait rompre, me taire quand j'aimerai crier.
La véritable prostitution ne porte ni de bas résilles, ni de cuir.
Elle n'ébranle plus personne et se prénomme quotidien.