Attention vieux-jeune !

Vous en avez certainement déjà croisé voire rencontré. Un voisin, un membre de votre famille, un collègue ou pire encore, un ami.
Dans la lignée de Renaud, Delerm et Bénabar ; icônes de la « vieux- jeune attitude » ; il était alors âgé de vingt ans dans les années quatre-vingt-dix. Dix ans plus tard, la trentaine bien trempée, il n’a pas pris une seule ride. Du moins, c’est ce qu’il pense ; voici tout l’objet de la problématique. Malheureusement, on ne sort pas indemne des années quatre-vingts/quatre-vingt-dix et qui plus est, sans séquelles.
Le « vieux-jeune » ne s’est en effet pas vu vieillir. Refusant catégoriquement le camp des vétérans, il essaie tant bien que mal de se faire accepter par ces cadets. A se débattre tel un petit insecte sur le dos. Tous les moyens sont bons. Allant des élocutions et des expressions les plus obsolètes, aux blagues désuètes jusqu’aux tenues vestimentaires border-line. Parlons justement de ces accoutrements avec d’avantage de précisions.
Nous n’échapperons pas aux « sweater » Best Montana ; aux larges chemises déboutonnées par-dessus un t-shirt ou bien légèrement bouffantes rentrées dans le pantalon ; aux Rica Lewis noirs, blancs ou bleu-jean délavés (avec retombée en bâillant sur la grosse chaussure Caterpillar) et enfin, aux vestes portées par l’index sur l’épaule. Définitivement fâché contre la Converse, jugeant cette dernière ringarde car jadis en vente exclusive dans les supermarchés. Vous avez dit ringarde ?
Vos allusions musicales, cinématographiques ou télévisées me laissent dubitatives : Goldorak, Dirty Dancing, Capitaine flamme, Patrick Bruel, Albator, la Boom, Patrick Coutin, Jean-Luc Lahaye,…
Certains me rétorqueront violemment qu’il faut que je me mette au goût du jour. La mode est aux années quatre-vingts et quatre-vingt-dix, j't'explique ! J’anticipe, et je vous réponds que vous ne vous en sortirez pas aussi facilement. D'ailleurs, vous ne seriez pas nés avant 1979 ? A tout hasard...
Un jour si vous entendez : « Avec les gonzesses et ma frangine, on est venus à pinces. J’ai pollué mon futal et mes grolles. J’ai trop les glandes. Le dawa punaise ! ». Un conseil, prenez vos jambes à votre cou.
Allez sans rancune les potos, prenez pas la mouche, on sera tôt ou tard tous has been comme vous !