Brèves de comptoir

Chaque jour, de 1987 à 2000, Jean-Marie Gourio, accoudé au zinc, a recueilli dans un petit carnet d'étranges phrases émanant d'une force poétique étonnante. De ces rencontres en tout genre sont nées les "Brèves de comptoir". Vingt ans plus tard, plus de six cents anecdotes à la tireuse. Aujourd’hui devenu alcoolique, Jean-Marie a tout perdu. Aujourd'hui, nouveau cahier en poche, il serpente les avenues, les bistrots, les squares et peut-être même votre rue. J'ttez un oeil derrière vous, des fois que les oreilles de Jean-Michel y traineraient... Sait-on jamais.
Mes favorites :
"Des hold-up du siècle, allez t'en a quoi, grosso modo quatre par siècle, pas beaucoup plus !"
"Heureusement qu'il y a un comptoir, sinon on serait là, debout comme des cons."
"Au début ils mettaient 100 alumettes par boîte et après 99, 98, petit à petit ils en mettent moins sans le dire, personne faire gaffe et un jour on achètera des boîtes avec une alumette sans s'en rendre compte."
"C'est quand même pas un chômeur qui va m'apprendre mon boulot !"
"Babord, c'est la gauche ; tribord, c'est la droite et jusqu'au bord, c'est du rosé !"
"Je sais pas combien on fait de bouchons avec un chêne-liège de cent ans mais je me renseignerai."
"Le beaujolais nouveau est arrivé en camion ; il va repartir à pied maintenant !"
"11 novembre ou pas 11 novembre, j'en ai rien à foutre, moi je ferme pour le défilé ! Vous boirez le 12 !"