Mon premier est po(i)lyvalent.

Mon second est un pessimiste positif.

Mon tout est mon géniteur.

 

Lorsqu’il y a tout à dire, c’est alors qu’on se demande comment. Mais... pour ressasser ses années, la plus adaptée est l'échelle de pilosité.

 

France cléricale contre France républicaine et laïque, du passé depuis 1905 ? Cinquante années plus tard, le clergé mayennais ne semblait pourtant pas avoir dit son dernier mot. Dressage au pensionnat chez les frères "old school" au baiser de main gantée et aux messes en latin. Une noblesse jouissive d'activités sportives au détriement du Tiers Etat. Qu'on se le dise, les manants n'auraient jamais pu financer la restauration du clocher de l'église. Il fallait bien mettre les priorités la où elles se devaient d'être.

 

Catholicisme à overdose. Patatra... 16 années avaient sonné un mois de mai 1968... les drapeaux noirs furent hissés, les gants blancs brûlés et le duvet avait poussé. Cap vers l'Angleterre, en MBK, ramasser les petits pois. Début d'une romance rebelle jusqu'aux noces de perle. Nommée, du bout des lèvres : Gauloises sans filtre. De battre, son coeur s'est arrêté.

 

Quelques tours de pickup avec des mexicains, une poignée de nuits à la vilaine étoile au Golden Gate Park et des virées ici-et-la n'avaient toujours pas désaltéré le barbu assoifé de liberté. Alors il se mit à rêver d'élevage de chèvres au Larzac comme les copains, de galeries de peintures, tourmentées...inspiration Big Bang. (A ce jour, sur les bras des employés de la déchetterie, bien enmerdés, à se demander comment s'en débarasser. Ceci un appel écoloqique. La planète est en danger.) Un artiste incompris était né. Il fallait réagir. Se ressaisir.

 

Couper.

 

Le tableau : marié, quatre mouflets. Et la moustache. Le poil avait baissé pavillon mais toujours piqué par cet anti conformiste doté d'une fâcheuse tendance à l'associabilité. La période du " 6 dans 10 m²" allait voir le jour et le mot "promiscuité" ne tarderait pas à filer la nausée. Sens de la marche ou non.

Un concept simple : être mobile pour aller là où les Autres ne sont pas. Et la réalité aussi : un Renault master aménagé, fait maison. D'une mauvaise foi absolue, une fois de plus, le sourire nargueur, il s'auto proclamait (ainsi que ses semblables, hors consentement) "les rois du pétrole !". Douche solaire perçée, nuits succédées de déboitements vertébraux par les sièges du camion & co. Mais..."l'anti sensiblerie" sévicait. Le reniflement de nez se devait discret sinon gare aux réprimandes en cas de plaintes. Sans pitié, privé de Chocapic.

 

Puis... planches sur le toit : cap vers les windsurfers. Clapton en fond sonore... la démocratie musicale était un leurre...Bernard Minet n'a jamais eu sa chance.

La Grande Epoque où la dent de requin autour du cou était dans le vent. Le jeans devenu short après un coup de cutter approximatif, le baudrier porté en permanence, les lunettes (pliables) aux reflets bleus et le torse nu étaient de rigueur. (La bonne idée de la coupe en brosse pour les filles aussi) (Longtemps niée par les Interessés) (Désormais transformée, déformée, en un mot : choix) Puis adopter, le langage véliplanchiste : Ça envoie du zeff, la board va pas aimer les late front mais ça va vraiment être fun ! en mâchant bruyamment un Hollywood chewing-gum. Oui, les protagonsites étaient des années 90. La freeride attitude règnait.

 

Les années passèrent. Puis vint un jour, LE jour.

 

Une chambre d'hôtel. Quelque part près de Roissy. (Impossible de s'y garer) Les yeux rivés sur le miroir. Rasoir à la main. Mousse appliquée. A moitié coupée, en parfaite symétrie.

 

"La moustache, c'est finit !"

 

Une page venait de se tourner.

Publié dans : Mieux vaut en rire que s'en foutre - Hein ? - Chut !

Les rêves sont au quotidien ce que l'after shave Gillette est à l'alcoolique.

Publié dans : Vous n'avez aucun nouveau message - Hein ? - Chut !

Mon premier est un chamaeleonidae.

Mon second n'est déja plus mon premier. 

Mon tout est une pandémie.

 

 

Tout commenca par une vilaine histoire de serre-tête. Il y a quelques années. Une crinière Morrison écumait les troquets (où d'autre pouvait-elle être). Jim était vivant et on nous avait caché pendant si longtemps cette vérité. Il se tenait la, face à moi accoudé au comptoir, ravagé par le désabus et l'ennui. L'oeil terni et le sourire pas téméraire, le caméléon des rapports humains était sur le point de muer. Il répandait ses lambeaux dans plus d'un drogstore pour terminer, pas toujours en beauté, mis à nu dans des draps roses.

 

Dans sa Renault, entre 18 et 21, la liberté prenait l'air. La clope au bec, la gueule au vent, il roulait. Les pharmaciens s'en frottaient les mains et murmuraient du bout des lèvres : fer..vexxx. Qu'importe, dans le Rhône Alpes, ils ont la couenne dure."J'peux t'dire que quand tu restes sur les plateaux toute une saison, t'apprends aussi à dompter les aléas climatiques." Il était berger. Enfin, un temps. (Un folklore presque.) Parce qu'évidemment, une mue avait glissé entre temps.

 

Embourgeoisé, il se mit Paris en tête. Les anecdotes plus sordides et glauques s'enchaînèrent alors. Quand on crut toucher le fond, et bien, on se cognait encore la tête. (Même s'introduire deux tampons successivement, comme ça, pour rigoler, devenait "OUT".) Les nuits se succédaient mais aucune ne se ressemblait. Les lieux, les bouteilles, les modalités, les méprises, les sexes, les prénoms. Face à cette débauche, son marcassin, élevé dans son 10 m² (scandale à la SPA), renda l'âme et la morale s'autolysa. (Parrait que c'est le nouveau terme à la mode) Appel au secours ou non, on ne le saura jamais : "Guillaume m'a assassiné". Un point final ? Non, un point à la ligne. Mue suivante !

 

D'un seul geste, il retourna sa veste... Paraguay !  Personne ne sait exactement ce qu'il est parti y faire (et lui non plus) mais une chose est certaine... les statistiques des MST n'ont jamais autant explosés en Amérique latine. Ahhhh fallait pas le sous estimer ! Des mois se sont écoulés et.... Christopher, killian et Jessica sont nés. Puis... enfin vous commencez à connaître la musique.

 

Nouvelle peau, nouvelle vie. Marrakech. A la grande suprise générale, les musulmans ne le font pas vibrer. Il s'est mis alors à réfléchir sur son existence. Au véritable sens de la vie koa !  Les conneries doivent cesser. L'heure est à se ranger, se maquer, se disloquer. A la stabilité. On t'avait connu mal... mais à ce point !... C'est sérieusement préoccupant. (Le "sérieusement" est souligné.)

 

Allez viens, on va monter une boite de striptease, à flux tendu. Ça va te remettre sur le dur, bordel !

 

Veuillez croire... moi pas.

Publié dans : Mieux vaut en rire que s'en foutre - Hein ? - Chut !

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L'air salin se dépose sur nos visages. Les voiles fasseyent et les mâts claquent contre les drisses dans nos oreilles. Le vent emmêlent nos cheveux. L'horizon submerge nos yeux. L'humidité réunifie nos corps morcelés. Il n'y a pas de plus belle liberté où nos sens se voient autant exacerbés.

Toutefois, il n'existe pas de savoureuse ode à la sérénité sans cigarette, me dis tu. Un esprit de contradiction pour certains ; pour toi, non. Le pragmatisme médical semble avoir ravagé bon nombre d'encéphales et appauvries certaines philosophies. Normal ou pathologique, il faut choisir. Nous vivons pourtant pour ce que nous dépendons et parfois même, nous en mourrons. L'idée d'être le support rassurant d'une liberté illusoire te fait sourire. Jaune, évidemment. A trop regarder tes liens, peut-être finissent ils par ne plus voir ceux auxquels ils sont amarrés. Tu sais pas, tu t'en fous et tu as raison.

La clope, c'est ton effet iceberg. Sous l'eau, ce "elle" n'est pas matérielle et se conjugue au pluriel. Les apparences sont trompeuses et, c'est en s'en rapprochant qu'on mesure leurs dangerosités. Trop tard ; toucher, couler. Chaque geste est réflexe, mais chaque étape est connexe. La molette frotte la pierre à briquet. La flamme allume le papier et le tabac. Les lèvres embrassent le filtre. La toxicité de la fumée est avalée, le reste est libéré. Consumer puis jeter. Encore. Encore. Toujours plus nombreuses à brûler entre tes doigts. Tu espères t'en fatiguer pour tout arrêter. Parce que derrière ta froideur émotionnelle vient alors ce narcissisme travesti, laissant place à un manque de confiance en soi parfaitement dissimulé.

Faut-il ou doit-on être ce que nous sommes vraiment. Sommes nous vraiment ce que nous croyons. Au fond, dans le miroir, on ne sait plus très bien qui voir.

Le paquet est terminé. Nous nous retirons alors, en laissant à chaque pas une empreinte pour sillage. Dans une heure les vagues les auront effacées.

Publié dans : Siennes de boite cranienne - Hein ? - Chut !

Zéro pointé vers l'infini

 

 

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C'est un peu de

  l'underground borderline. 

 


 
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